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jeudi 25 juin 2015

L'aloe vera : propriétés thérapeutiques



Aloe barbadensis

Autres noms : aloès du Cap, aloès des Barbades, lys du Désert

Partie utilisée : les feuilles
- Le suc : substance claire et visqueuse, très amère, qui s’écoule naturellement des feuilles coupées, qui est concentré est séché par chauffage, ce qui donne une substance goudronneuse noirâtre, ou par séchage lent au soleil qui provoque une fermentation et permet d’obtenir une substance molle de couleur jaune foncé à brun chocolat.
- Le gel : toute la partie centrale des feuilles, y compris le suc.
Le gel est donc plus riche et a plus de propriétés que le suc seul, mais il est aussi plus dangereux en usage interne, notamment à cause de ses propriétés puissamment laxatives (que l’on retrouve à moindre puissance dans le suc).
Acheté tout prêt, le gel doit être le plus pur possible et ne contenir que des conservateurs naturels.

Composition

L’aloe vera contient des dérivés anthracéniques tels que l’aloïne A et B (laxatifs) ; il est également riche en polysaccharides, acides aminés (une vingtaine), acides organiques tels que l’acide lactique et l’acide salicylique, phytostérols, triglycérides, vitamines (une douzaine), thiamine, enzymes, résine et sels minéraux (une vingtaine dont calcium, sodium, potassium, magnésium, phosphore), ainsi que des saponines et des chromones telles que l’aloésone et l’aloérésine. Et évidemment, en eau, qui représente 98 à 99% de son poids.


Propriétés thérapeutiques

Connues depuis l’Antiquité, ses nombreuses propriétés n’ont pourtant pas toutes été démontrées. Aujourd’hui, son usage par voie interne est presque abandonné, notamment à cause de son rapport bénéfice / risque pas très intéressant, et il est surtout utilisé, et très connu, pour son efficacité dans les préparations dermatologiques, notamment par ses vertus adoucissantes, hydratantes, cicatrisantes et antiseptiques.

Usage externe

En dermatologie, on l’utilise donc dans le traitement de certaines maladies de la peau dont l’herpès, des petites plaies, égratignures, crevasses et gerçures, de l’acné, mais aussi des fissures anales et hémorroïdes (effet astringent), en application locale, que ce soit dans une préparation ou tout simplement sous forme de gel pur.
Son action anti-inflammatoire et cicatrisante apaisera grandement petites brûlures, érythèmes, coups de soleil, engelures, prurits et irritations diverses. Il aurait également une petite action protectrice contre les UV.
De nombreux travaux ont montré son efficacité dans le soulagement des brûlures, même celle provoquées par la radiothérapie dans le traitement du cancer. Pourtant, paradoxalement, toutes ces recherches n’ont pas été suffisantes pour démontrer son mode d’action, qui reste trop peu connu. L’une de ces études a montré que l’aloès augmente la quantité de sang qui vient irriguer les régions du corps où les tissus sont brûlés. Il concentrerait de ce fait les ressources de cicatrisation de l’organisme à l’endroit où il en a besoin. De plus, il contient des enzymes, la carboxypeptidase et la bradykininase, qui soulagent la douleur, diminuent l’inflammation et atténuent rougeurs et enflures (utile également pour soigner les œdèmes). En outre, ses propriétés antibactériennes et antifongiques font qu’il contribue à prévenir la surinfection des brûlures, la complication la plus courante.

Il a donc une action régénérante, car il améliore la croissance cellulaire de l’épiderme. Dans le cadre d’une étude portant sur des sujets traités par dermabrasion, un traitement médical consistant à ôter la couche superficielle de l’épiderme, l’aloès a permis d’obtenir une guérison 72 heures plus tôt.
La bibliographie parle de maladies de la peau, mais très vaguement et, étonnamment, pas du tout de l’eczéma, pourtant très courant. Moi je vais en parler. Comme je l’ai déjà mentionné, j’avais, depuis deux ans, un eczéma très récalcitrant, qui a fini par envahir ma main, paume comprise, à grands renforts de vésicules et de crevasses. C’était douloureux et ça me démangeait à m’en réveiller la nuit. Après avoir tout essayé, de l’huile essentielle de lavande pure à la bétaméthasone en passant par la Bepanthen, le Dermophil et même un magnétiseur, j’ai un jour décidé de serrer les dents et d’eeayer avec le gel d’aloe vera seul. Et là, pouf. En une semaine déjà, ce n’était plus douloureux, ça ne me démangeait presque plus ; au bout de deux semaines, toutes les crevasses étaient cicatrisées et surtout, ne revenaient pas, les vésicules ont disparu et, chose que je n’avais plus vu depuis quelques mois, mes empreintes palmaires ont commencé à réapparaître (oui, ma peau était tellement bouffée que même pendant les rares et courtes périodes d’accalmie, c’était juste lisse, et elles n’avaient jamais le temps de « repousser »). Depuis, plus rien, pas même l’ombre d’une petite plaque rouge, juste la peau qui reste un peu sèche, mais elle revient de tellement loin ! Et donc, à mon avis, la première chose qu’on devrait dire à propos de l’aloe vera, c’est que c’est LE remède miracle contre l’eczéma. Bon, il ne sera peut-être pas aussi efficace sur tout le monde, mais franchement, ça vaut le coup d’essayer.

Usage interne

Par voie orale, il est parfois recommandé pour soulager les gastrites et œsophagites, dont il soulage l’inflammation des muqueuses.
Concernant les yeux, on propose souvent des collyres à base d’aloès, en alternance avec d’autres comme l’échinacée, l’hamamélis et la vigne rouge, pour soigner les suites de conjonctivites et les plaies cornéennes.
L’aloe vera serait également antidiabétique. Des travaux de recherches sur des rats souffrant de diabète sont actuellement menés pour vérifier les propriétés hypoglycémiantes de l’extrait de suc d’aloès une fois débarrassé de son gel mucilagineux, celui-ci favorisant au contraire l’hyperglycémie.

Enfin, évidemment, il peut être utilisé dans le traitement de la constipation, mais seulement en désespoir de cause, car il existe bien des laxatifs beaucoup moins dangereux que celui-ci, et jamais sur une période prolongée.

Du côté des pistes en cours, certains travaux suggèrent que l’acémannane, substance complexe puissamment immunostimulante contenue dans l’aloès, pourrait être bénéfique dans le traitement du sida. Des essais in vitro ont montré que la substance est active contre le virus, mais les recherches sont encore en cours et il n’y a pas encore de conclusion claire et ferme à ce sujet. En tout cas, on peut lire plusieurs témoignages de personnes séropositives qui ont consommé du jus d’aloe vera (celui vendu en magasins bio par exemple, fabriqué selon un procédé bien précis) et ont constaté des bénéfices réels pour leur santé. En tous cas, dans ce cas et si ça vient à être confirmé, le rapport bénéfice / risque serait vraiment intéressant.
Il serait également immuno-modulant, donc protecteur vis-à-vis du développement tumoral.

Précautions

En usage externe, aucune contre-indication connue. En revanche, quand on récolte soi-même son gel, le jus vert-brun de l’écorce peut être irritant. On peut également constater une légère coloration brune des muqueuses (notamment en cas de traitement des hémorroïdes, on appelle ça une mélanose rectale, bon appétit), mais c’est seulement esthétique, et non pathologique.

Le plus gros risque à l’ingestion d’aloe vera tient surtout à ses violentes propriétés laxatives, à cause des dérivés anthracéniques qu’il contient, et qui provoquent une stimulation motrice du côlon et des effets hydroélectrolytiques. Les fortes diarrhées qu’il provoque peuvent rapidement conduire à une diminution de la concentration de potassium dans le sang (hypokaliémie), entraînant une paralysie des muscles intestinaux. De plus, l’aloe vera peut entraîner une perturbation irréversible de la muqueuse épithéliale, se traduisant par des spasmes et des pertes de mucus.

A haute dose, il provoque également une congestion du petit bassin et une stimulation réflexe de l’utérus.

Son usage interne est donc fortement contre-indiqué, surtout chez le jeune enfant, la femme enceinte (même interdit dans ce cas) ou allaitante, ainsi que les personnes souffrant d’urémie, d’insuffisance rénale ou cardiaque ou d’une maladie du foie.

La dose létale est estimée à 1 gramme par jour sur plusieurs jours.

Inutile donc de préciser que l’usage interne, sauf cas extrêmes, devrait être totalement proscrit. Ses bienfaits en usage externe sont bien assez nombreux pour lui donner du travail pour toute une vie !
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