Test

mercredi 24 juin 2015

L'aloe vera : origines, culture et récolte



Originaire des milieux arides d’Afrique du Sud et du pourtour méditerranéen, cette plante vivace typique des régions à climat chaud et sec de la famille des Liliacées est dépourvue de tronc et peut dépasser les 5m de haut.
C’est une plante grasse succulente, qui fait ses réserves d’eau dans le parenchyme de l’intérieur de la feuille pour résister à la sécheresse. Ses épaisses feuilles gris-vert au bord dentelé souvent tachetées de blanc et pouvant mesurer jusqu’à 50cm sont disposées en rosettes denses et ses inflorescences en épis de fleurs jaunes ou rouges visibles à partir de mars peuvent atteindre 1m de haut.

Un peu d’histoire…

Son nom vient de l’arabe alloeh, mais le grec ancien comportait déjà les mots aloè, amer, et aloedarion, purgatif. Connu depuis l’Antiquité pour ses nombreuses vertus, il est mentionné dans la Bible, et est représenté sur certains tombeaux égyptiens. Les Égyptiens l’utilisaient d’ailleurs pour embaumer les momies, et il aurait même servi à embaumer le corps du Christ.
Selon Christophe Colomb, l’aloe vera est une panacée et il fait partie des quatre végétaux indispensables au bien-être de l’homme, avec le blé, le raisin et l’olive.

Culture :

Comme toutes les plantes succulentes, l’aloe vera est une plante très résistante, surtout à la chaleur, et n’a pas besoin d’être arrosé souvent, et ne nécessite quasiment aucun soin. Éviter l’arrosage excessif : au printemps et en été, arroser régulièrement mais modérément, environ une fois par semaine, quand le sol est sec en surface, avec une eau à température ambiante car une trop grande différence de température lui causerait un stress important. Ne pas attendre trop longtemps, surtout quand il faut chaud. En automne / hiver, réduire légèrement l’arrosage pour respecter la période de repos végétatif.

A l’intérieur : la culture en pot est très facile, sur les rebords de fenêtres avec une exposition lumineuse, mais éviter le soleil direct qui favorise l’assèchement de la plante.

En extérieur : c’est une plante malgré tout fragile et non rustique, qui se plaît dehors l’été mais qu’il vaut mieux rentrer pendant les mois d’hiver sous nos latitudes, voire même le soir si les nuits sont fraîches. Il préfère une température entre 18 et 21°C toute l’année. Mieux vaut donc le cultiver en pot également.

Le rempotage doit se faire tous les deux à trois ans dans un pot d’un diamètre légèrement supérieur, mais pas trop, à fond troué, après la floraison (ou en fin de printemps s’il n’y a pas eu de floraison). Préférer un mélange léger de terreau et de sable de rivière, et disposer des billes d’argile au fond du pot pour un bon drainage. Inutile de lui ajouter de l’engrais, d’autant plus si l’on compte utiliser son gel. Utiliser de préférence un pot en terre cuite, qui favorise les échanges gazeux et permet une meilleure évaporation de l’eau.

Pour la multiplication, la meilleure méthode est de séparer les rejets qui poussent à la base de la plante. On peut également semer les graines au printemps, dans un endroit à une température d’au moins 21°C.
Attention, en serre ou en extérieur, les cochenilles en font facilement leur quatre heures.

Récolte :

Couper les feuilles à la base. Ce sont les feuilles extérieures qui contiennent le plus de gel.
Utilisation en direct de la plante : couper un tronçon à la bonne taille, l’ouvrir en deux et appliquer sur la zone à soigner.
Ou éplucher la feuille et écraser le gel. Le conserver au frais et à l’abri de la lumière.
0

Publier un commentaire