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vendredi 26 juin 2015

Aventures d'une future maman #4 - L'hystérosalpingographie

Voilà, donc les derniers résultats sont arrivés, j'ai vu ma troisième gynéco en 4 mois (la définitive cette fois, et bien plus sympa que les deux autres...), qui m'a confirmé que refaire une écho pelvienne était inutile mais bon, et qui m'a confirmé également que tout va bien aussi bien chez moi que chez Choupi. Il y aurait éventuellement un autre test à faire, le plus sympa de tous, j'ai nommé le test post-coïtal. Comme son nom l'indique, il s'agit de coïter gaiement pendant la période clé du cycle, puis d'aller se faire farfouiller le lendemain matin pour faire un prélèvement de la glaire cervicale et vérifier que les bestioles s'y plaisent. On va attendre un peu pour ça, genre que l'été soit passé, parce que j'en ai légèrement marre.
Elle m'a également prescrit un traitement stimulant l'ovulation, le Clomid (elle a été d'accord avec moi pour dire que ça n'a aucun sens vu que tout prouve que j'ovule, mais bon, quand ça marche pas, c'est par là qu'on commence, avant d'en venir aux injections, puis à la PMA proprement dite). Là aussi, on va se laisser un peu de temps avant de s'y mettre (parce que ça implique des cachetons à prendre, des prises de sang à faire tous les deux jours, tout ça, et que j'ai juste envie d'avoir un peu la paix pendant quelques mois, et puis surtout ça me prend un temps fou des faire des allers-retours à droite et à gauche et j'ai autre chose à faire).
En attendant, je prends quand même de l'acide folique (la vitamine B9 dont j'ai parlé la dernière fois), ça, ça va pas me perturber complètement... j'ai même l'impression que ça me fait un peu de bien, mes douleurs menstruelles ont été bien moins fortes, mais c'est peut-être un hasard).
Bref, sauf miracle d'ici là, je mets mes aventures en pause au moins jusqu'à l'automne, voire jusqu'en début d'année prochaine.

L'hystérosalpingographie

Ce dont je souhaitais parler aujourd'hui, c'est l'hystérosalpingographie. Comme je le disais précédemment, c'est l'un des tests les plus folichons de tout le processus, et il mérite à lui seul un petit article, surtout parce que quand on fait des petites recherches sur internet, on tombe soit sur les hystériques de forums de merde qui te disent que "c'est trop horriiiible, j'ai mouruuuuuuu !", soit sur des sites médicaux, avec des médecins qui disent "mais non, on ne sent rien" (le même genre de médecins qui te disent, juste avant de t'insérer un tuyau de presque 1cm de diamètre entre le poumon et la plèvre, "mais non, ça va juste piquer un peu", et que tu maudis pendant que tu es en train de chialer ta race).
Donc, moi qui suis sérieuse et fiable, hein, je me suis dit qu'il fallait que je dise enfin la vérité sur la chose.
Déjà, visualisons. L'hystérosalpingographie qui, en termes français, est une radio de l'utérus et des trompes de Fallope, commence par l'installation de la patiente sur une table de radio, en position gynéco. Une fois confortablement installée, la radiologue insère le spéculum, puis un petit cathéter jusque dans le col de l'utérus, par lequel elle va injecter un produit de contraste qui, si tout passe bien, va aller jusqu'aux ovaires. Disons-le clairement : ce n'est pas agréable. Mais c'est pas non plus comme si on était en train d'accoucher. C'est une douleur qui ressemble beaucoup à celles que l'on ressent souvent au début des règles (du moins, c'est mon cas), et qui dure le temps de l'examen, soit tout juste cinq minutes. La douleur disparaît comme par enchantement dès que le cathéter est retiré. Et puis, comme pour toute radio, on prend des clichés, de face, de profil, de l'autre profil (hyper pratique de se trémousser sur la table avec un tuyau qui te sort d'entre les jambes, m'enfin, on est plus à ça près, hein).
Et puis voilà. On te propose une couche parce que le produit de contraste va s'écouler (y'en a pas non plus des litres, hein), puis dix minutes plus tard on revient te chercher pour refaire un cliché et vérifier que ça s'écoule bien, et basta.
Donc, sauf cas exceptionnels, parce qu'il y en a toujours, non, cet examen n'est pas douloureux (du moins pas à en chialer), mais il n'est pas non plus complètement indolore. Inutile de stresser comme une dingue comme je l'ai fait, on survit sans problème, on peut même, éventuellement, prendre un petit anti-douleur avant d'y aller, ça soulagera les éventuels spasmes post-exam.
Et puis tu ressors de là avec un magnifique cliché de Gérard et des Autoroutes (enfin, s'il n'y a pas d'embouteillages), elle est pas belle la vie ?

Source de l'image : Dr Safia Taieb
Dernière mise à jour : 12/05/2017
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