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mardi 26 mai 2015

La sauge officinale : propriétés thérapeutiques

 Salvia officinalis 
Autres noms communs : grande sauge, herbe sacrée, salel, sauge franche, thé sacré, thé de la Grèce, thé de France, thé de Provence.

Un remède pour tous les maux

Une bienfaitrice du système digestif et du système nerveux

C’est un cholérétique, c'est-à-dire qu’elle augmente la sécrétion de bile. Elle a également une action relaxante et antispasmodique sur les muscles de l’estomac  et des intestins. Ses vertus astringentes en font un anti-diarrhéique doux. Elle est aussi très recommandée contre l’asthénie nerveuse des convalescents. Elle combat sueurs, faiblesses, manque d’appétit, digestion pénible et dépressions morales et physiques. Elle permet de soigner tous les vertiges causés par les troubles digestifs.
Excellente source d’antioxydants et inhibant l’enzyme qui décompose l’acétylcholine (substance qui semble contribuer à prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer), elle contribuera à ralentir les effets de cette maladie qui touche de plus en plus de personnes de nos jours. Un herboriste du 17e siècle affirmait même qu’elle "aide à raffermir le cerveau ou la mémoire défaillants et en peu de temps leur rend toute leur efficacité." En effet, elle semble améliorer la mémoire de ceux qui en prennent, chose que nos scientifiques n’ont redécouvert que récemment. Une étude récente a conclu à l’efficacité de la sauge dans le traitement des cas légers et moyens de la maladie d’Alzheimer, mais la nature exacte de cet effet reste quelque peu mystérieuse. L’impact positif de la sauge sur les capacités intellectuelles en général et sur la mémoire en particulier a été documenté pour la première fois en 1597.

 Pour les troubles liés au sang et à la circulation

La présence d’oestrogènes végétaux permet de la conseiller chez les femmes présentant des règles irrégulières et douloureuses, et au moment de la ménopause pour diminuer les divers troubles qu’elle peut causer, notamment les bouffées de chaleur. Elle agit également sur le système sanguin en général en activant la circulation et en régulant le taux de sucre dans le sang (donc très recommandée aux diabétiques).
Mais attention : la sauge est une plante antisudorale, elle ne doit donc pas être utilisée en cas de fièvre car il est bon de transpirer dans ce cas.

 Pour les troubles buccaux et respiratoires

En Allemagne, où la phytothérapie est souvent utilisée, les médecins recommandent un gargarisme chaud à la sauge pour soigner l’amygdalite (inflammation des amygdales, petites glandes lymphatiques qui se trouvent de part et d’autres de la gorge, qui se produit le plus souvent chez les enfants de moins de 9 ans et qui aboutit trop souvent à l’ablation des amygdales). En effet, la sauge contient des taux relativement élevés de tanins, substances qui ont un effet adoucissant, astringent et antimicrobien. Elle est par conséquent utile dans de nombreux autres cas d’infections de la bouche, pour les aphtes ou la gingivite par exemple, en tisane notamment, ou en gargarisme. Se gargariser plusieurs fois par jour avec de la tisane de sauge tiède aidera à remédier à une mauvaise haleine, grâce à certaines propriétés désodorisantes que la sauge a en commun avec la menthe poivrée et le persil. (Pour lutter contre l’odeur corporelle en général, on peut faire macérer de la sauge dans du vinaigre de cidre et l’utiliser comme déodorant).
Il est très important de prévenir tous ces petits maux de la bouche, et pour cela, la sauge est très utile. Autrefois on frottait ses feuilles plutôt rugueuses sur les gencives et les dents en guise de dentifrice stimulant, efficace grâce aux tanins.
La sauge contient également au moins 4 substances antiasthmatiques. Dans un plat, accompagnée d’autres plantes antiasthmatiques (orange, canneberge, fenouil, aubergine, oignon, tomate, poivre de Cayenne, coriandre, chou, carotte, origan, etc.), elle aidera à combattre l’asthme au quotidien.

 Un remède contre divers maux

La sauge officinale est réputée pour soigner tous les maux. Certains lui reconnaissent des propriétés antiseptiques et astringentes, mais aussi toniques. Ne dit-on pas : "Celui qui veut vivre à jamais doit manger la sauge en mai" ?
Grâce à ses nombreuses substances anti-inflammatoires, elle atténuera les douleurs dues au syndrome du canal carpien (causé par la compression du nerf qui passe entre les os du poignet) si on en fait usage dans toutes sortes de plats.
La sauge est fortifiante et revigorante. Ajoutée à de l’hydromel, elle aide à combattre le rhume et la fièvre. En compresses, elle apaise les peaux sèches et aide à lutter contre des gênes telles que l’eczéma ou les pellicules. Elle entretient très bien la santé de la peau et ralentit la chute des cheveux en tonifiant et en désinfectant le cuir chevelu. Son utilisation régulière comme aromate culinaire ou en infusion aidera également un peu à lutter contre les rides. Elle a un fort pouvoir cicatrisant en usage externe, si on la frotte sur la plaie. Elle aide à traiter l’herpès labial en combinaison avec la rhubarbe.
Elle contient en outre un mélange de substances efficaces pour lutter contre la candidose (trouble souvent réservé à la femme mais qui peut aussi toucher l’homme, provoqué par un groupe de champignons qui prolifèrent dans les régions humides du corps et se propagent par celle-ci. La plupart du temps, ils ne causent pas beaucoup de problèmes, mais parfois une invasion peut provoquer une véritable infection, généralement dans le vagin, mais aussi parfois dans la bouche, les voies respiratoires et sur la peau). Ici aussi les tisanes peuvent s’avérer efficaces, mais aussi les douches astringentes des organes génitaux (pour lesquelles il est préférable d’ajouter une ou deux gouttes d’huile essentielle de théier, très efficace pour lutter contre les infections mycosiques).
Elle facilite en outre la conception, et après un accouchement elle aura une action tonique sur l’utérus.

L’huile essentielle

Elle est également antiseptique, et particulièrement utile pour soigner les troubles digestifs (digestion lente et difficile, ballonnements, fermentations intestinales, renvois d’air, insuffisance biliaire).
Elle agit sur les glandes sudoripares et diminue ainsi la transpiration souvent excessive en période de ménopause. Elle sera également utile contre la cellulite, la rétention d’eau, les troubles de la circulation, les jambes lourdes, les troubles divers de la ménopause, les aménorrhées, les leucorrhées et atténuera les cicatrices.
On préfère l’utiliser en bains et en onctions. Une onction de sauge officinale sur la nuque et les tempes calme les bouffées de chaleur et autres malaises de la ménopause.

Précautions 

L’huile essentielle est neurotoxique et abortive, il faut procéder par cures brèves et ne pas dépasser le dosage suggéré. Elle est interdite aux femmes enceintes ou qui allaitent et aux enfants de moins de 12 ans. Elle peut provoquer des convulsions de type épileptique. 0,3 grammes peuvent tuer un chien...
La sauge officinale sous toutes ses formes est déconseillée aux femmes enceintes ou qui allaitent.
Il faut éviter de trop en ingérer (en huile essentielle ou en tisane), car elle contient une quantité relativement élevée de thuyone, substance complexe qui peut provoquer des convulsions à trop forte dose et être toxique pour le système nerveux. Quoique la sauge soit une excellente plante sur le plan thérapeutique et que des infusions faiblement concentrées soient souvent recommandées, c’est un des remèdes qui, tout comme l’aspirine, sont très bénéfiques à petite dose et le sont moins à plus forte dose. C’est pourquoi il faut toujours respecter les quantités suggérées, et dans ce cas il n’y aucun danger.
Il n’y a aucune interaction connue avec d’autres plantes ou des médicaments, mais elle est fortement contre-indiquée en cas de cancer hormono-dépendant (sein, ovaire...), notamment à cause de ses effets œstrogéniques.
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