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mardi 26 janvier 2016

Arrêt du tabac - première semaine

Voilà, ça fait une semaine (à quelques heures près) que j'ai arrêté de fumer et je trouvais intéressant de faire un petit bilan de temps en temps, au moins au début, pour partager un peu mon ressenti des choses. Parce que même si chacun vit le sevrage à sa façon, ça peut donner une idée des difficultés que l'on va rencontrer, et donc de si on est capable ou pas, prêt ou pas à sauter le pas.
  • Jour 1 : je fume ma dernière cigarette (mais je ne le sais pas encore) vers 18h. La nuit se passe bien, je m'endors assez facilement mais je commence à remuer tôt le matin. J'ai quand même du mal à m'extirper du lit, comme d'habitude... Le matin, je prends la route et j'ai un mal fou à me concentrer. Une bonne partie du trajet (qui a duré environ une heure et demie) est partie aux oubliettes. Un peu dur de ne pas en allumer une (j'adore fumer en voiture, et surtout il n'y a rien d'autre à faire, hormis hurler chanter à tue-tête), mais je résiste. Idem le reste de la journée, j'ai du mal à me concentrer, il manque une ponctuation à ma journée pour la rendre tangible, et j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim. J'AI FAIM ! En rentrant du boulot, je finis le paquet de chips et le fromage. Bon, le bon côté c'est que je ne peux pas en ingurgiter plus, il n'y en a plus !
  • Jour 2 : nuit un peu agitée, mais convenable. Je recommence à avoir mal à la nuque et aux épaules, et le bas du dos s'y met aussi. La journée semble moins vide, plus réelle, même si j'en fumerais bien une, juste pour le plaisir. Je ne ressens toujours pas de besoin intense, juste cette envie, cette habitude qui manque. Je bois deux fois plus de café (heureusement, je n'en bois pas énormément à la base, je suis passée de 3 à 5-6 petites tasses par jour). Étrangement, c'est Choupi qui devient irritable et surtout irritant. Et il n'a pas arrêté de fumer, lui. De toute façon, on a toujours su qu'on était un peu trop connectés, parfois (et là, je prie pour que, si un jour on arrive à procréer, ce soit lui qui écope des nausées matinales ^^).
  • Jour 3 : nuit agitée, beaucoup remué, pas beaucoup dormi, mal en bas du dos, mal en haut du dos... Et les Anglais qui décident de participer à la fiesta juste maintenant, là. Saletés d'Anglais. Je pense de moins en moins à la cigarette. Une petite pensée de temps en temps, mais pas l'omniprésence des deux derniers jours... L'odorat et le goût commencent à s'affiner, mais c'est pas forcément une bonne chose. Choupi pue la clope et a la délicieuse haleine du fumeur, et mon nouveau dentifrice a en fait un arrière-goût dégueulasse qui reste accroché au fond de la gorge. Chaleur et volupté.
  • Jour 4 : nuit moins agitée. J'ai dormi d'une traite jusqu'à... 3h. Recouchée à 5h, rendormie à 6h, jusqu'à 9h... finalement la nuit n'aura pas été trop mauvaise. Aujourd'hui c'est samedi, je vais aller faire des courses et je ne rentrerai pas tant que je n'aurai pas trouvé de valériane... Et la valériane, ça pue ! J'aurais mieux fait de la prendre en gélules. J'ai également pris du ginseng pour régler mon léger problème d'attention, qui ne s'aggrave pas mais qui persiste, surtout en voiture, et j'ai fait le plein de canneberges séchées, pour grignoter sans attaquer les chips. Je pensais que ce serait plus difficile de résister aujourd'hui, en général c'est quand je suis en repos que je fume le plus, mais non, ça va. Mon moi débile me répète que je pourrais m'autoriser une clope par semaine, genre le samedi, comme par hasard, mais je fais comme si elle n'était pas là.
  • Jour 5 : encore une nuit en deux parties, mais j'ai mieux dormi (en même temps, soirée chez des amis, donc couchée tard après pas mal de verres, ça aide). Journée feignasse. Toujours pas craqué, RAS.
  • Jour 6 : excellente nuit, je me suis concocté une infusion valériane / mélisse avant d'aller me coucher, ces demoiselles méritent leur réputation. En revanche, mieux vaut ne pas être trop délicat, même avec la mélisse et trois litres de sirop d'agave, la valériane, c'est immonde. Quelques petites envies dans la journée (c'est lundi, merde), mais sans plus.
  • Jour 7 : juste pour voir si les troubles du sommeil commençaient à s'arranger, je n'ai rien bu d'autre qu'une tisane "nuit paisible" hier soir. Quelle excellente idée ! J'ai pas dormi. Je vais continuer la valériane encore quelques jours... et boire beaucoup de café aujourd'hui.
Bilan global de la semaine : je me sens un peu con de ne pas avoir arrêté avant, quand je vois à quel point ça a été facile. Bon, évidemment, c'est pas non plus hyper facile, mais tellement plus que ce à quoi je m'attendais, surtout sans aide (ou presque) ! 
Au bout d'une semaine, donc, s'il m'arrive de penser parfois à ma petite cigarette d'après manger / d'avec le café / d'avec l'apéro / d'après presque-accident-contre-mamie-perchée-qui-ferait-mieux-de-vendre-sa-putain-de-bagnole-pour-se-payer-une-place-en-maison-de-retraite / d'avant dodo / etc., je me sens beaucoup mieux, plus zen, plus prompte à relativiser (même si, je l'admets, j'ai donné un ou deux coups de dents à Choupi - mais il l'avait mérité - et j'ai copieusement insulté la mamie sus-citée, pendant plusieurs kilomètres - elle l'avait mérité aussi, bordel). Physiquement, je ne sens pas encore trop la différence, même s'il est vrai que j'ai l'impression de respirer un peu mieux. J'ai encore du mal à me concentrer sur ma route, j'ai parfois comme des petits vertiges quand je bouge la tête trop vite. Mon appétit commence à se réguler et à revenir à la normale. Le plus dur, c'est les insomnies, surtout que j'ai besoin de beaucoup de sommeil et que mon neurone fonctionne très mal en l'absence de nuits de qualité. Mais je sais que ça va finir par passer, et la valériane est là pour donner un coup de pouce !

6 commentaires:

  1. Coucou Marianne,
    Je pense à toi tous les jours depuis tes premières 19 heures sans tabac...et je me dis qu'il faudrait vraiment aussi. Mais ça, ça fait longtemps que je me le dis !
    Et oui, tu vois, je suis fumeuse même si tu ne m'imaginais pas comme ça. Une grosse écharde dans ma vie super saine, le truc qui fait vraiment tâche et qui s'incruste depuis si longtemps.
    Je me dis souvent que c'est un peu fou, manger sainement, végétarien, bio, faire du sport, avoir un rythme très régulier, et ...ces clopes ! Y'a un truc qui va pas, c'est sûr.
    Peut-être que te lire me poussera à franchir ce pas, bon courage à toi.
    Bravo :-)

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    1. Coucou Clémentine :)
      Oui, c'est vrai que quand on lit ton blog, on a du mal à t'imaginer avec une cigarette entre les doigts ^^ Le seul truc qui va pas, c'est qu'un jour on "tombe dedans" et qu'on a beau ensuite faire du mieux qu'on peut, c'est vraiment difficile de s'en débarrasser... jusqu'au jour où on se décide vraiment ;) Mais pour ça, je crois maintenant qu'il n'y a pas de recette ou de méthode miracle : il faut juste avoir le déclic et décider d'arrêter (et surtout, le faire !). C'est ça le plus dur, une fois que c'est décidé, fermement et définitivement, on se sent bien mieux et c'est très simple (enfin, presque ^^).
      Je te souhaite vraiment d'y arriver enfin, et si me lire peut t'aider à avoir ce déclic, alors j'en serais vraiment, vraiment heureuse !
      Merci pour tes petits mots et tes pensées, c'est important de se sentir soutenu, même par des personnes qu'on n'a jamais rencontrées en vrai ;)
      Bises et bonne soirée! <3

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    2. Tu sais Marianne, tu fais partie de ces rares, très très rares personnes rencontrées sur le net avec qui je partagerais volontiers une vraie rencontre.
      Comme si je ne me sentais pas si éloignée de toi, en tous cas pas un lien juste virtuel. Tu me sembles vraie et c'est si rare.
      Bisous

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    3. ça me fait très plaisir ce que tu me dis, parce que c'est tout à fait réciproque :) Comme quoi, un feeling peut passer par de simples lignes affichées sur un écran ^^
      Si tu passes un jour par la Bretagne, fais-moi signe ! ;)

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  2. Courage, c'est le fait de se lancer qui est le plus dur ! Il faut tenir bon. J'ai fumé très jeune (12 ou 13 ans), mais j'ai arrêté jeune aussi, je devais avoir peut être 17 ou 18 ans, donc déjà plus de 10 ans et parfois même encore maintenant j'ai des envies, avec le café du midi ou quand je sens les odeurs de cigarettes des autres ... mais pour ma santé et mon compte en banque, je sais que je ne replongerai jamais :)

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    1. Oui, je crois qu'une fois qu'on a été fumeur, on le reste toute sa vie, d'une certaine manière... il y a toujours un moment où une petite clope nous fait envie.
      Tu as arrêté tôt, c'est bien ! :) J'ai commencé à 14 ans, j'ai fumé plus de 16 ans, plus de la moitié de ma vie !!!, il était temps... ^^
      Merci pour tes petits mots, pour l'instant je tiens le coup, mais je commence sérieusement à manquer de sommeil... quand la phase sevrage sera finie, je crois que je vais passer trois jours d'affilée au lit ! ^^

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