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mardi 20 juin 2017

Le soutien-gorge, objet culturel et contre-nature

La semaine dernière, je te parlais de ma décision de cesser de porter cet outil de torture qu'on nomme également soutien-gorge. Cet article a suscité pas mal de réactions sur Facebook. Une grande partie ont été très positives, compréhensives, parfois curieuses, certaines autres un peu choquées par l'idée, voire complètement réfractaires.
La grande majorité des réactions étaient bienveillantes ou, au pire, juste neutres, mais plus rarement, certaines se sont faites moqueuses, voire méprisantes.
Au travers de toutes ces réactions parfois épidermiques, j'ai alors réalisé qu'il y avait un énorme blocage culturel et social, en France, au sujet du nichon. Du coup, après avoir donné mon propre ressenti, à chaud, juste après avoir enlevé mon soutif, je tenais à revenir sur le sujet de manière plus objective.

Les tétons, c'est le mal

Le nichon a tellement été sexualisé, parfois diabolisé, qu'aujourd'hui la plupart des femmes ont de grandes difficultés à le voir autrement que comme quelque chose qu'il faut cacher par tous les moyens, du moins en public. Et pourtant, un nichon, c'est quoi ? C'est ce qui contient les glandes mammaires, qui vont produire le lait destiné à notre progéniture. Tous les mammifères du monde en ont. Même nos amis les hommes, tu sais, ceux-là mêmes qui ont fait de nos roploplos cet objet de désir intense et tellement dégoûtant qu'on doit les cacher - que dis-je, les saucissonner ! Comme s'ils n'avaient jamais les tétons qui pointent, eux. Beuah, trop sale.
Avoir honte de ses tétons, c'est avoir honte d'être un mammifère. Réfléchis bien à ça : ça n'a absolument aucun sens. C'est comme avoir honte d'avoir de la peau.

La gravité, ennemi public n°1

En outre, il semble communément admis que sans soutif, ces suppôts de Satan vont nécessairement chercher à rejoindre l'enfer, loiiiin sous nos pieds. Alors qu'en fait, non, pas mal d'études (et d'expériences sur le terrain !) on prouvé tout à fait l'inverse : quand on le laisse se débrouiller, le nichon a plutôt tendance à reprendre du poil de la bête et à se tenir tout seul, comme un grand. Alors évidemment, il y a des morphologies qui font que, quoi qu'on fasse, ils vont dégringoler, mais on peut aujourd'hui dire avec certitude que non : le soutien-gorge n'aide pas la poitrine à rester ferme et remontée, et non : une poitrine libre ne va pas nécessairement finir en claque-rotules. Je peux moi-même en attester : si jusque-là je suis toujours (ou quasi) sortie de chez moi avec un soutien-gorge, j'ai toujours passé l'essentiel de mon temps sans. Et mes seins se tiennent très bien tout seuls. Certes ils sont menus, mais ça n'empêche pas les seins de tomber. J'ai connu une fille avec encore moins de seins que moi mais qui tombaient vraiment très bas...
Dubitative ? Lis ceci.

Rapport bénéfice / risque : nul

Non content d'être, la plupart du temps, parfaitement inutile en matière de maintien de la beauté naturelle de la poitrine, le soutien-gorge serait même dangereux pour la santé, étant souvent mis en cause dans les cas de cancer du sein, entre autres. Car ses méfaits peuvent être nombreux, même si parfois considérés comme de simples dommages collatéraux et inévitables : problèmes dermatologiques tels que l'eczéma et diverses irritations, vergetures, douleurs musculaires et mammaires, kystes... liste non exhaustive. J'ai même lu des témoignages de personnes qui ont eu des côtes déplacées, voire fêlées à cause du port prolongé du soutien-gorge... ça te fait pas halluciner, toi ? 
Si tu continues d'avoir des doutes et que, comme moi, tu as besoin de preuves, je t'invite à consulter cette page du site Free the boobies qui liste un bon paquet d'études très sérieuses qui ont été menées sur le sujet (je te reparle su site un peu plus bas).

En fait, le soutif est une laisse à froufrous

Au final, cette histoire de soutien-gorge n'est autre qu'une question de convenances sociales et culturelles et de codes vestimentaires imposés par une société régie par les hommes, et clairement misogyne. Mettre un soutif par peur du téton qui pointe revient à mettre un pantalon plutôt qu'un short par peur des remarques graveleuses (voire du viol). Je ne suis pas militante féministe, mais merde à la fin : en 2017, nous sommes encore des choses pour les hommes et le soutif n'est autre qu'une sangle supplémentaire qui nous emprisonne dans notre prétendue infériorité. Il est temps de faire comprendre (et de comprendre !) que tous les êtres humains, qu'ils soient affublés d'un vagin ou d'un pénis, sont égaux et relativement identiques. Pourquoi devrait-on sangler nos nichons alors que ces messieurs ont le droit de laisser leur service trois-pièces ballotter à sa guise ? (Et même se promener torse-poil sans que ça ne choque personne !?) Bizarre que le soutien-pelvis n'ait jamais été inventé, tiens !

Tu n'es pas seule !

Pour plus d'informations, je t'invite à visiter le site extrêmement complet et bien documenté Free the boobies (qui est rédigé en français - et par un homme, mais ne te fie pas aux apparences : ce site est très sérieux et d'excellente qualité). Tu y trouveras plein de témoignages, des sources scientifiques, des conseils divers et éclairés, bref, toutes les réponses aux questions que tu pourrais te poser.
Il existe également un diaporama que je n'ai fait que survoler pour le moment, mais qui me semble tout aussi sérieux et qualitatif.
Que tu sois déjà adepte, en questionnement, dubitative voire même réfractaire mais curieuse et ouverte à l'éventualité, il existe un groupe Facebook vraiment très sympa, qui est également ouvert aux hommes, pourvu qu'ils prouvent leur sérieux et leur bonne foi. Aucun pervers par là-bas, que des personnes très chouettes, toutes différentes mais très ouvertes.

Petites précisions

Je sais, des fois je m'emballe un peu. Tu fais peut-être partie des personnes qui n'abandonneraient jamais leur soutif. Peu importent tes raisons, ce sont les tiennes. Du coup, tu te sens peut-être agressée quand je compare le soutif à une laisse. Loin de moi l'idée de rabaisser les femmes qui tiennent à leur soutien-gorge (en plus, ça serait un peu l'hôpital qui se fout de la charité, vu que j'en faisais encore partie il y a à peine dix jours...). Le but est de réfléchir aux raisons pour lesquelles on porte un soutif. Et de ne le garder que pour les bonnes raisons (mais je suis persuadée que, quand on y réfléchit bien, il n'y a pas vraiment de bonnes raisons (hormis peut-être celle de faire plaisir, occasionnellement, à son homme, voire à soi-même, si on aime l'esthétique de l'objet), parce que si la nature nous a faites comme ça à la base, je ne pense pas que c'était pour nous forcer à y ajouter des bouts de tissu et de métal). :)

27 commentaires:

  1. Un superbe article complémentaire ! Chouette et merci :)
    Pour te dire, après environ 15 ans à porter des soutiens-gorges j'ai une marque dans le dos au niveau d'une vertèbre à cause du frottement sur l'os... Ça ne part que très très doucement.
    Et sans soutien--gorge on revit, on se sent moins oprimée, plus libre au niveau de la cage thoracique et des mouvements.

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    1. Merci Camille :)
      Oui, c'est exactement ça, on revit. J'ai l'impression de respirer après avoir étouffé pendant toutes ces années ! Bon, j'ai encore l'impression d'avoir oublié quelque chose tous les matins, mais ça va finir par passer :p
      Bonne journée ! :)

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    2. Oui, on prend vite le pli !
      Et quand on doit en mettre un on se sent étriqué et enserré.
      J'arrive à bien supporter les soutiens gorge de sport par contre, les brassières sont confortables et souples.

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    3. Oui, il m'arrive aussi de mettre une brassière pour aller promener mon gros ; c'est pas indispensable mais c'est surtout pour éviter que mes loches dépassent sur le côté de mon débardeur trop large... ^^ C'est bien moins inconfortable qu'un soutif, c'est clair !
      En tout cas, ça fait presque trois semaines qu'aucun soutif ne m'a approchée à moins d'un mètre et ça ne me manque pas le moins du monde ^^

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  2. J'adore ton article ! Je ne porte pas de soutien-gorge chaque jour et je me porte très bien !

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    1. Merci Anaël :) Jusque là, aucune des personnes qui ont avoué ne pas porter de soutif ont déclaré se sentir mal... ça veut bien dire que, définitivement, on n'a pas besoin de cette chose pour bien vivre ! ^^

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  3. Suite à divers problèmes de santé et une perte de poids importante, aujourd'hui le port du soutien gorge me fait atrocement mal au quotidien au niveau de la nuque et des trapèzes car je n'ai plus assez de muscles. L'idée de ne plus en porter me travaille, mais je suis assistante accueil au sein du bâtiment direction d'une grosse société et ne n'est donc, à mes yeux, même pas envisageable... Comment faites vous professionnellement? Avez vous des astuces pour le cacher les jours de boulot? Merci d'avance de vos conseils!

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    1. Bonjour Audrey,
      Pour ma part j'ai la chance de travailler dans une toute petite structure ; je suis seule l'essentiel de la journée, et mes collègues de bureau, les rares fois où ils sont là, sont mon mari et mon beau-frère... je ne croise les autres salariés que très occasionnellement et sincèrement, je me cogne de leur avis (même si ce sont des hommes du bâtiment, je vous laisse imaginer... ^^) Du coup, professionnellement je ne suis pas vraiment gênée. Et puis ma petite poitrine fait que ça ne se voit pas tant que ça...
      Mais pour les cas où je porterais un haut un peu transparent, ou peu importe quel autre cas qui n'est pas encore arrivé et auquel je ne pense donc pas, j'ai des petites brassières, qui ne sont au final rien d'autre que des débardeurs très courts et très moulants, vu qu'elles n'ont aucun rembourrage et ne font pas grand-chose à part aplatir un peu la poitrine et mettre une couche de plus entre mes tétons et le reste du monde ^^ Un simple débardeur sous le vêtement fait également l'affaire, mais par les chaleurs qu'on a en ce moment c'est peut-être de trop !
      Sinon, pas mal de personnes portent parfois des cache-tétons (pour les cas où c'est le téton qui pose problème).
      Ou, tout simplement, du moins au début, porter des vêtements sous lesquels ça ne se remarquera pas trop : opaques, pas trop décolletés, à motifs, etc.
      Voire commencer avec des soutiens-gorge sans bretelles, qui ne sont pas vraiment plus confortables mais qui au moins n'accentueront pas vos douleurs à la nuque et aux trapèzes. Certaines portent aussi de simples bandeaux.
      Je pense qu'il y a plein de possibilités, et qu'elles dépendent de votre morphologie, de votre style vestimentaire, de votre propre rapport à votre corps, bref, de plein de paramètres que je ne connais pas ;) Je ne peux que vous conseiller de vous joindre au groupe Facebook dont je parle dans l'avant-dernier paragraphe de mon article. Vous pouvez y poster vos photos et demander conseil, plein de chouettes nanas vous répondront, avec toujours beaucoup de bienveillance, et probablement plus d'expérience que moi sur le sujet, vu que je me suis contentée d'enlever mon soutif comme un bourrin... :)
      Bon courage Audrey, j'espère sincèrement que vous parviendrez à vous libérer de ce poids, qui en plus a l'air particulièrement dur à porter pour vous. Allez-y à votre rythme, ne brusquez rien, l'essentiel c'est que vous vous sentiez à l'aise :)
      Bonne journée !

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  4. Très chouette article ! Même si je ne me sens pas prête à abandonner le soutien gorge définitivement, je le retire dés que j'arrice chez moi et j'aprécie énormément !

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    1. Merci Sandra :) Le plus important c'est de se sentir prête. Rien de pire que de se forcer et se traumatiser toute seule ! ^^ Mais c'est un cheminement qui fait vraiment du bien ;)

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  5. Deuxième jour sans soutien pour moi et voilà que je tombe sur cet article !

    Avec les chaleurs qu'on a pour le moment, porter un soutien qui donne encore plus chaud est vraiment pesant, alors je porte depuis hier des blouses qui ne laissent pas deviner que je ne porte rien et j'arrive moi même à l'oublier, alors que je pensais que ça me dérangerait...

    Le début d'une nouvelle résolution? Peut-être :D

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    1. Yay, bienvenue au club des folles sans soutif Amélie ! \o/
      C'est clair, je suis trop contente de ne pas avoir cette horreur qui me colle aux loches avec cette chaleur de dingue !
      Comme quoi, le soutif, on s'en passe bien volontiers quand il n'est pas là, c'est son absence qui est naturelle ! La révolution est en marche... :D

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  6. Très chouette article ! Je m'y reconnais malgré le fait qu'il soit totalement inenvisageable pour moi de ne pas en porter... 90G (oui oui tu as bien lu G...) c'est très lourd et donc très douloureux, même au bout de quelques minutes debout. Alors pour attraper un bus ou bosser toute la journée, c'est carrément ingérable. Et pourtant j'adorerais ne pas avoir à en porter !
    Deuxième chose, j'allaite et je me fous totalement de le faire là où je suis, dans la rue, en terrasse, aux jeux, dans le métro. Je dégaine quand bon me semble, enfin quand ma sangsue réclame, mais les regards désapprobateurs ou fuyants (voir invitations à m'isoler, et cela arrive très souvent) m'interpellent vachement. Je nourris simplement mon enfant et j'ai parfois l'impression qu'on va m'enfermer pour outrage. Enfin bref. Voilà. Si d'aventure un jour je retrouve un bonnet plus décent, je me lance haha ! Et je lance le front de libération du nichon !

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    1. Merci Sarah :) Tu sais, le nom de Front de Libération du Nichon m'est justement passé par l'esprit ces jours-ci... faut vraiment qu'on fasse un truc ! :p
      Je n'ose même pas imaginer à quel point c'est lourd... franchement, j'ai longtemps voulu que ma mini-poitrine pousse, mais aujourd'hui plus tellement... ^^
      Ceci dit, parmi tous les témoignages que j'ai pu lire, il n'y a pas que des petites poitrines, il y en a souvent des opulentes, voire très opulentes comme toi, qui se sentent bien mieux sans soutif. Après évidemment, d'une personne à l'autre c'est toujours très différent, mais il n'est pas exclu qu'un temps d'adaptation soit parfois nécessaire pour que les seins ne soient plus douloureux.
      Pour ce qui est de l'allaitement en public, je dois bien avouer que je n'ai jamais trop su comment me placer. Je trouve que c'est un moment hyper intime que les femmes partagent avec leur enfant, mais en y réfléchissant, comme tu le dis bien il ne s'agit que de le nourrir, si on oublie la dimension taboue du sein. Après, quoi qu'il en soit, ça ne me viendrait pas à l'idée de désapprouver ou de demander d'aller à l'écart. Une petite gêne sur le coup, peut-être, mais elle ne regarde que moi... Enfin bref, les gens se permettent toujours tout un tas de jugements et de remarques tout en oubliant que s'ils regardaient dans le miroir ils verraient probablement bien pire...
      Allez, vive le FLN ! \o/ :D

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  7. Completement d'accord avec toi! Je ne porte presque plus de soutien-gorge non plus et c'est sans regrets. Et mes seins se tiennent tres bien tous seuls, merci :)

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    1. Vive les loches à l'air et en bonne santé ! \o/ :D

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  8. Je ne sais pas trop comment cette société tordue est passée du sein nourricier au sein pour jouer. Si on reste du coté pragmatique et animal, ce ne sont ni plus ni moins que les mamelles de l'espèce humaine. Je n'ai pas encore allaité (et pour cause, je fais partie de ses "anormales" qui ne veulent pas d'enfant) (et ça aussi le regard de la société, c'est quelque chose!) mais je suis de celle qui ont laissé tombé le soutif et franchement, avec ma paire, le regard des hommes n'a pas changé: j'aurai beau avoir un hypothétique QI à 4 chiffres, les seuls numéros qui intéressent sont ceux de mon tout de buste.

    Heureusement, les hommes ne sont pas tous comme ça, j'ai du épouser un spécimen dont les neurones sont bien a leur place dans la boite crânienne.

    Pour ma part les soutifs finissent par accentuer mes problèmes de dos: je travaille beaucoup avec les bras (boulot d'aide soignante oblige) et je fini invariablement par me bloquer les vertèbres en dessous de cervicales. Ensuite, j'ai une sensation de tiraillement aux épaules qui les rendent plus sensibles... et je ne supporte plus les brides du soutifs.

    J'en porte encore de temps à autres, pour éviter d'avoir des remontrances qui durent trois mois, ou avec certaines robes qui rendent mieux, mais je ne le porte que pour ce moment là puis après, je le retire. J'ai la chance d'avoir une blouse épaisse pour bosser (en été c'est juste l'enfer) et ça ne se voit pas.

    Si tu distribue des badge pour les membres du FLN, je prends ;)

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    1. Des badges, je note l'idée ! :p

      Moi mon spécimen, il fait une fixette sur les nichons (surtout les gros, que je n'ai pas, alors il y a des jours où il est un peu désespéré), mais il arrive quand même à utiliser son cerveau du haut et ça reste le petit plus accessoire pour lui (la preuve, il m'aurait pas épousée sinon ^^).

      Ô combien je te comprends pour la question des enfants, je ne fais pas partie de celles qui n'en veulent pas mais de celles qui ne peuvent pas en avoir, et grosso modo c'est tout aussi anormal pour le reste de la société... Enfin on en revient toujours à l'histoire des gens qui jugent tout ce qui sort un peu de la "norme". Par exemple, si on devait me résumer, je suis égoïste (nullipare de 32 ans), hippie (sans soutif, pratiquant la méditation...), extrémiste (végétarienne), et sale (qui mange bio et qui essaie de réduire ses déchets) : on peut dire que je suis complètement masochiste :D Bref...

      Quoi qu'on fasse de toute façon y'aura toujours un truc qui cloche, alors autant faire comme on le sent et laisser les autres se mettre leur avis où bon leur semble ;)

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  9. Alors, là, respect! Je viens de rattraper mon retard en lisant tes deux articles, et je suis baba d'admiration. En toute honnêteté, abandonner mon soutif ne me viendrait même pas à l'idée, moi qui travaille encore à apprivoiser mes nouveaux nénés à taille humaine après des années d'hypertrophie et une bonne réduction mammaire. Du coup, rapport au poids et à la douleur, le soutif était une extension de moi-même, et il m'est totalement inenvisageable de bouger sans, même pour une soirée cocooning... je sais, c'est grave, mais 30 ans de bonnet F, ça laisse des traces. Chaque chose en son temps, hein. Ce qui ne m'empêche pas d'admirer la démarche, la liberté et la déculpabilisation que véhiculent tes articles. J'approuve, j'adhère, et je vais bosser dur pour offrir à mes tétons couturés la liberté qui leur manquait, ou qui me manque pour te rejoindre au club des égoïstes (nullipare de 36 ans, je te bats), semi-hippie (avec soutif mais pratiquant la méditation), extrémiste (végétarienne) et sale (qui mange bio et qui essaie de réduire ses déchets). Ajoutons que j'ai les cheveux rouges, c'est ma petite touche perso :D
    Reste libre, ça te va bien !

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    1. Han mais en plus, t'es une punk !! T'as mis toutes les chances de ton côté hein :D
      Merci beaucoup pour ton mot, en tout cas. Effectivement, j'imagine que quand on a une poitrine encombrante au point de s'en faire enlever une partie, c'est difficile d'imaginer se passer de soutien-gorge. Mais j'aurais tendance à penser que s'il n'y avait pas eu le soutif à la base, il n'y aurait peut-être pas eu ces problèmes... Enfin, je n'en sais rien !
      En tout cas, j'espère vraiment que tu finiras par bien te faire à tes nouveaux nénés et qu'ils te laisseront apprécier cette immense liberté qu'on ressent quand on n'a plus toutes ces sangles autour de soi, ne serait-ce que quelques heures par jour ! En tout cas le club des hippies extrémistes, égoïstes, sales ET sans soutif t'attend les bras grands ouverts :)
      Bisous Mamzette !

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  10. Merci pour cet article brillant.
    Tu as tout résumé à la perfection. Voilà plus de deux ans que j'ai arrêté d'en porter et je me sens tellement bien. Par contre, il y a en effet cette gêne ressentie à cause du regard des autres si on a le malheur de voir les tétons en transparence. C'est tout un mode de penser à déconstruire mais nous sommes sur la bonne voie. Je remarque de plus en plus de jeunes femmes qui ne portent pas de soutien-gorge (et j'en profite pour le faire remarquer à mon mec qui n'est pas à l'aise avec le fait que je n'en porte plus).
    Je vais partager ton article.
    Encore merci.

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    1. Merci Angélique :">
      C'est effectivement tout un parcours que d'apprendre à déconstruire cette phobie qu'on a du téton qui pointe ou qui se voit en transparence. Plus j'y réfléchis, plus je trouve ça aberrant.
      Moi aussi, maintenant que j'ai la question en tête, je remarque de plus en plus de nichons libres. Il y en avait peut-être autant avant, mais avant, je ne regardais pas les seins des femmes... :p En tout cas, j'adore l'idée qu'il y ait de plus en plus de femmes à ce libérer de cette torture autant physique que psychologique !
      Merci encore pour tes compliments, à bientôt ! :)

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  11. Rolala, encore un article qui me rappelle que, pour je-ne-sais-quelle-raison, je n'arrive pas à sauter le pas. Je sais que c'est entièrement en lien avec le regard les autres, car c'est le premier truc que je fais quand j'arrive à la maison, loin du jugement de tous ces gens que je ne connais pas (ça à l'air encore plus bête, dit comme ça). J'ai testé une seule fois de sortir sans, et j'ai eu l'impression que tout le monde les observait, eux qui n'avaient rien demandé à personne. Le soutif est devenu une normalité telle que sortir sans est devenu un acte politique, avec tout le courage (ou m'en foutisme, au choix ^^) que ça requiert !

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    1. J'oubliais ! Gala a écrit un chouette article sur le sujet aussi, je ne sais pas si tu l'as déjà lu : http://bit.ly/2teb0A5
      Bisous !

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    2. Je pense que la plupart du temps, cesser de porter un soutif demande pas mal de réflexion, un cheminement intérieur plus ou moins long, mais qu'une fois qu'on a eu le déclic, il n'y a rien de plus facile de s'en débarrasser. ça m'a pris deux ans pour le décider et une minute pour passer de "jamais sans mon soutif" à "plus jamais de soutif" ^^
      Prends ton temps et laisse l'idée faire son chemin tranquillement dans ta tête, tu verras, ça finira par venir ;)
      Oui, j'ai lu cet article de Gala, elle en avait aussi fait un sur le no-bra. Elle communique assez régulièrement sur le sujet, et toujours avec une grande justesse, j'adore ! <3 Bon par contre, perso le topless j'en suis encore très loin, mais un jour, peut-être ! ^^
      Bisous et à bientôt ! :)

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  12. Hello :-)
    Merci d'avoir mentionné mon blog, ça me fait toujours TRÈS PLAISIR que mon modeste engagement soit reconnu :-)
    Oui, c'est intéressant ce que tu as dis : le soutien-gorge est une "laisse" à froufrou... je suis d'accord ! Cet accessoire est une manipulation! D'un point de vue physiologique, il est totalement contre nature et sert à manipuler les femmes dans le but de les faire consommer toujours plus! si on exclu les cas d'hypertrophie mammaire, il ne se justifie pas réellement...

    Par contre je ne suis pas tout à fait d’accord quand tu dis "codes vestimentaires imposés par une société régie par les hommes"... mmmmmmm ! De ce que j'ai vu, lu, compris, les femmes sont pourtant les premières à se brimer entre elles!! Et saches que les hommes sont bien plus neutres voire favorables sur le sujet des seins libres! Les hommes aussi ont des contraintes vestimentaires au travail, pas forcément plaisantes :-/
    De mon point de vue, les hommes ont complètement perdu la main dans la société actuelle, c'est le capital/oligarchie qui décide pour nous! Le soutien-gorge est un outil d'asservissement. Il est de la responsabilité de chaque femme de réagir et de reconquérir ses droits! Personne ne le fera à leur place... nous les hommes, nous soutenons, mais la décision, ce sont les femmes qui la prennent!

    Merci pour ton article! Je t'ajouterai à la liste des blogs je pense ^^

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    1. Tu as tout à fait raison, les femmes ne se font pas prier pour se brimer entre elles, j'en ai été témoin dans tous les boulots essentiellement féminins que j'ai faits... on se demande pourquoi je suis dans le bâtiment maintenant, après être passée par l'industrie automobile ! :p
      Mais je pense aussi qu'à la base, les femmes qui briment le plus leurs semblables sont aussi celles qui sont les plus brimées, et ce souvent par leurs hommes. Donc oui, les femmes s'imposent maintenant elles-mêmes ces contraintes mais je suis persuadée que psychologiquement, les hommes n'y sont pas pour rien. Évidemment, je généralise mais loin de moi l'idée de diaboliser l'homme de manière générale. Je suis tout à fait consciente que les hommes souffrent de nombreux codes vestimentaires (rien qu'en ce moment, avec ces chaleurs, dès qu'il faut s'habiller "correctement", là où nous les femmes avons droit aux tenues légères et sandales, les hommes n'ont droit qu'à des pantalons et chaussures fermées, et vraiment, je souffre pour eux... :/ ), mais jamais on ne traitera un homme qui ne porte pas de slip sous son pantalon, ou même pas de tee-shirt, de salope, on est bien d'accord ?
      Du coup, si, si des hommes, pris individuellement, disent que les seins libres c'est une super idée, je reste persuadée que quand on monte au niveau plus général de la société, les hommes pris dans leur ensemble restent ceux qui, à la base, on fait de la femme libre une salope. Mais fort heureusement, c'est en train de changer ! :)
      Pour ce qui est d'avoir la main de manière générale, le capital et l'oligarchie restent des concepts, qui eux sont essentiellement régis par les hommes. On a beau parler d'égalité, elle n'est pas là, mais bien sûr, cette inégalité ne concerne pas que les sexes, elle concerne également les statuts sociaux, les ethnies, les croyances... bref, il y a beaucoup de boulot ! ^^
      Et oui, c'est certain que les droits des femmes ne pourront être reconquis que par les femmes. C'est à nous de les récupérer, mais beaucoup d'entre nous ont encore trop peur du regard des autres pour se lancer... ça viendra, j'ai espoir !

      En tout cas, j'en profite pour te remercier encore pour ton site et ce combat que tu mènes au nom des femmes, je trouve ça extraordinaire. :)
      Pour la lien, rien ne t'y oblige, après tout je ne suis pas spécialisée sur la question, mais l'intention est très gentille :)

      Bonne journée !

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